Dans une nouvelle enquête inédite publiée ce jeudi 18 novembre, L214 dénonce les coulisses effroyables de l’élevage industriel des poulets français. L’association de protection animale révèle des images choquantes filmées dans l’un des plus gros élevages de poulets de France : maladies et morts prématurées, utilisation de véritables « canon à poulets », hygiène douteuse,… Ce complexe abritant à lui seul pas moins de 2 millions d’animaux par an voit ses pratiques sérieusement mises en doute. Mais à travers cette nouvelle enquête, L214 pointe surtout du doigt les manquements du géant agroalimentaire LDC, 1er producteur de poulets français, qui refuse toujours de s’engager pour de meilleurs conditions de vie des volailles.
« Il s’agit à notre connaissance du plus grand élevage de poulets de France : plus de 2 millions de poulets y sont élevés chaque année dans 8 bâtiments différents », expliquent les représentant de l’association L214 après avoir dévoilé les images de leur dernière enquête. Celles-ci témoignent en effet de l’extrême densité d’élevage qui règne dans le complexe industriel de Saint-Saturnin-du-Limet, en Mayenne. A l’EARL du Limet, les poulets destinés à remplir nos rayons sous l’étiquette « Le Gaulois » sont élevés dans une promiscuité effrayante. Dans certains bâtiments privés de fenêtres, ils ne connaitront jamais la lumière du soleil. Pour eux et tous les autres, le quotidien se résume à bien des souffrances, pourtant largement évitables d’après l’association.
Des conditions de vie abominables pour les poulets industriels
Les images filmées par les membres de L214 montrent des animaux en piteux état, certains atteints de stéréotypie (des gestes répétitifs dus à l’ennui, au stress ou un dysfonctionnement cérébral), d’autres encore tout bonnement mourants. Un poulet, une patte à l’équerre, peine à atteindre le système d’abreuvement et finira certainement par mourir de soif. Sur un autre plan, on aperçoit un jeune couché sur le dos, dans la litière, la poitrine complètement déplumée, les pattes écartées, incapable de se relever. Son cloaque est crotté de gris blanchâtre, signe possible d’une infection bactérienne telle que la salmonelle. D’autres cadavres jonchent déjà le sol du bâtiment, au milieu de leurs congénères encore vivants pour quelques jours de plus. Si certains survivent à ces conditions atroces, ils ne dépasseront de toute façon…
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Auteur: Mr Mondialisation

