Enquête : la famille Sander au cœur du lobby agricole industriel

Tout écologiste sait que le lobby de l’agrobusiness bénéficie de relais extrêmement puissants au sein des pouvoirs publics français et européens. Peu ont, cependant, entendu parler de la famille Sander, véritable baronnie au service de l’agriculture chimique.

Du père, Jean-Marie, ex-dirigeant du Crédit Agricole SA entre 2010 et 2015, à la fille, Anne, ancienne députée européenne, en passant par le fils, Frank, vice-président de la FNSEA, l’influence du clan Sander sur le milieu paysan et politique semble tentaculaire. Zoom sur ces liens dangereux pour la démocratie.

Agriculture, banque et politiques main dans la main

Si les médias ont beaucoup évoqué le sénateur Laurent Duplomb pour sa fameuse loi destinée à faire réautoriser certains néonicotinoïdes, ces célèbres pesticides responsables de dégâts dévastateurs pour la biodiversité, ils ont beaucoup moins parlé du cas de Frank Sander, qui a pourtant joué un rôle crucial dans l’affaire.

Car cette loi, même si elle a été en partie censurée, ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans un rapport de force structuré par le syndicalisme de l’agrobusiness et surtout la filière betteravière. Or, Frank Sander est un véritable baron dans le domaine en sa qualité de vice-président de la FNSEA, mais aussi de président de la Confédération Générale des Planteurs de Betteraves.

Les pesticides dont il était question ici sont, en effet, largement employés dans les exploitations industrielles de betteraves et ils bénéficient évidemment au secteur du sucre qui en découle. Derrière ces structures, se cache donc un réseau d’influence articulé autour de l’intérêt de grandes entreprises et de financiers. Et pour comprendre pourquoi les néonicotinoïdes reviennent toujours par la fenêtre, il faut regarder qui tient le gouvernail de cette machine.

Le mythe du petit agriculteur

À l’image de…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: Simon Verdiere

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