Enseignement catholique, l’effort indispensable contre les violences sexuelles

De la maternelle au supérieur, en France, près d’un enfant sur cinq fréquente une école catholique. La proposition de la foi à ces plus de deux millions d’élèves et d’étudiants constitue un défi considérable, à l’heure où l’Église a perdu le contact régulier avec une majeure partie des Français. Certes, la question n’est pas nouvelle. Mais à l’heure pour les évêques de choisir le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique, ces jours-ci à Lourdes, elle se pose à frais nouveaux dans une société de plus en plus liquide, où le catholicisme est de moins en moins identifié comme faisant partie d’un socle commun.

Mais il est une deuxième problématique qui doit être examinée de toute urgence à l’heure de ce changement hiérarchique. Il s’agit de celle des violences sexuelles. Le scandale touchant le pensionnat catholique Notre-Dame de Bétharram, et la libération de la parole de victimes qui s’est ensuivie dans d’autres institutions catholiques, ces dernières semaines, en est une nouvelle preuve.

Près de quatre ans après le rapport Sauvé, on ne peut que s’étonner de l’insuffisante mise en place, dans les établissements catholiques, de dispositifs adéquats pour prévenir ces abus et venir en aide aux victimes, comme le disent mezza voce de nombreux évêques réunis à Lourdes. Le rapport de la Ciase était pourtant clair sur ce point, identifiant de nombreuses victimes dans le système scolaire.

Certes, cette question n’est pas propre aux établissements privés, et on ne peut douter de la volonté de cadres de l’enseignement catholique de traiter ce fléau, mais ils agissent encore insuffisamment. Il est désormais indispensable qu’ils mettent les moyens nécessaires pour prendre le drame des violences sexuelles à bras-le-corps. Il y va de leur crédibilité.

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Auteur: Loup Besmond de Senneville