En pleine période d’inscription sur Parcoursup, alors que des milliers de lycéens valident leurs vœux et que les familles scrutent les promesses d’insertion professionnelle, les sénateurs socialistes ont choisi leur moment. « Le groupe socialiste au Sénat a décidé de mettre en avant l’enseignement supérieur public dans notre pays et son importance », a lancé d’emblée Yan Chantrel, devant la presse. Deux textes, deux angles d’attaque, mais une même cible : ce que les élus décrivent comme l’affaiblissement du modèle universitaire public au profit d’intérêts privés ou de pressions idéologiques. Dans un contexte d’essor rapide du privé, 26,5 % des étudiants y étaient inscrits en 2024, les élus de gauche entendent « mettre un coup d’arrêt aux dérives » et « protéger les étudiants ». La publication, en mars 2025, du livre enquête Le Cube de la journaliste Claire Marchal, consacré aux coulisses du groupe Galileo Global Education, a mis en lumière des dérives déjà documentées par la presse. À l’Assemblée nationale, le député socialiste Emmanuel Grégoire avait déposé une proposition de loi en mars dernier. Elle n’avait jamais été inscrite à l’ordre du jour. « Cela fait presque huit mois que ce texte avait été initialement déposé. Ne voyant rien venir, nous avons décidé d’engager la voie parlementaire ici même au Sénat », explique Yan Chantrel, qui reprend le flambeau. L’objectif…
Auteur: Emma Bador-Fritche

