Après Brut, Konbini et Loopsider le 25 mars dernier, la commission d’enquête du Sénat sur les « zones grises de l’information » a entendu trois médias d’investigation ce mardi 7 avril : Mediapart, Disclose et Off Investigation. Avec l’idée, à l’origine de la constitution de cette nouvelle commission sénatoriale, de mieux comprendre les transformations à l’œuvre dans le paysage médiatique numérique. Un espace où la régulation publique intervient difficilement et où les frontières entre information, commentaire et divertissement paraissent plus délicates à cerner.
D’où le choix de réunir les représentants de trois médias fondés à l’ère numérique – Mediapart en 2008, Disclose en 2018 et Off Investigation en 2021. « Vous représentez des modèles alternatifs », qui dessinent « des pistes pour renforcer la fiabilité de l’information dans l’espace numérique », leur a lancé le rapporteur Laurent Lafon (Union centriste) en préambule. « Vos retours d’expérience seront utiles pour notre réflexion sur l’évolution nécessaire du cadre législatif », a poursuivi le sénateur du Val-de-Marne. C’est là l’objectif que s’est donnée cette commission : proposer des innovations législatives pour mieux cerner l’information en ligne.
« Nous faisons notre travail, loin d’une supposée zone grise de l’information »
Mais face aux sénateurs, les trois médias ont d’abord semblé surpris par…
Auteur: Christian Mouly

