Il y a un mois, notre vie s’est arrêtée. Des orages violents, associés à une dépression météorologique régionale appelé DANA, ont stagné pendant plus de 12 heures sur la province de València, déversant jusqu’à 800 L/m², avec des intensités momentanées qui dépassaient les intensités typiques des systèmes de tempête tropicale. À Chiva (ouest de Valence), par exemple, l’intensité des précipitations a dépassé 85 L/m² par heure à trois reprises. En outre, au moins 7 tornades ont été enregistrées en association avec la DANA.
La zone couverte par ce monstre météorologique était énorme. Pratiquement la moitié de la province de Valence a reçu des précipitations supérieures à 200 L/m². Quelques chiffres simples permettent de comprendre la disproportion du phénomène. En supposant une pluviométrie homogène sur 12h de 200 L/m² dans la moitié de la province, 2168 364 hm³ sont tombés sur notre territoire en si peu de temps ou, ce qui revient au même, presque 3 fois la quantité moyenne d’eau retenue au cours des 10 dernières années dans le Pays Valencien, ou presque 6 fois le réservoir de Tous (le plus grand réservoir d’eau que nous ayons dans la municipalité de Tous) à sa capacité maximale. Il est évident que la quantité d’eau tombée a été beaucoup plus importante, car dans les régions de Foia de Bunyol ou de Plana d’Utiel-Requena, les quantités ont été beaucoup plus élevées.
POURQUOI CELA S’EST–IL PRODUIT ?
Bien que nous ne voyions pas les coupables à l’oeil nu, et que nous puissions penser à des dirigeants politiques, à des gestionnaires éthérés du climat ou à des décès aléatoires, ce qui est vrai et certain, c’est que derrière la DANA, en plus des facteurs susmentionnés, il y a des actes humains concrets. Les phénomènes météorologiques extrêmes ont des responsables humains. Ce sont des agressions climatiques, qui une année frappent vos familles (tempête Filomena), et…
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