« La situation est très baroque », sourit, crispé, un parlementaire Renaissance de Paris. « C’est le bordel », tranche plus crûment un conseiller de l’ombre, qui roule pour Rachida Dati. On parle de la législative partielle qui s’annonce dans la 2e circonscription de Paris. Suite à l’invalidation de l’élection du député Jean Laussucq, déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel pour comptes de campagne non-conforme, les appétits s’aiguisent… Et ça part dans tous les sens, au sein du même camp, le socle commun, qui a décidément de moins en moins de choses à partager. Pour l’heure, les supputations vont bon train sur les ambitions et les objectifs des uns et des autres, ou les coups de billard à plusieurs bandes.
« On ne sait pas qui est vraiment candidat, qui bluffe »
Mardi, on apprenait dans Le Figaro que l’ancien premier ministre LR, Michel Barnier, était candidat dans cette circonscription en or, qui regroupe trois arrondissements cossus, le 5e, le 6e et le 7e, une « circo » très ancrée à droite. « Dans le moment très grave où nous sommes pour notre pays comme cela a été rappelé avec force aujourd’hui, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection partielle dans la deuxième circonscription de Paris », a écrit sur X l’intéressé. L’ancien député de Savoie vit en réalité dans la circonscription depuis 12 ans et l’arpente « à vélo ».
Le lendemain, c’est une certaine…
Auteur: François Vignal

