L’ESSENTIEL
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La profondeur façonne les conditions de vie dans l’océan. De la surface aux abysses, il existe plusieurs étages, auxquels se sont adaptées toutes sortes d’espèces.
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Mais la profondeur influence aussi les relations entre prédateurs et proies : ces dernières reviennent en surface la nuit pour se nourrir de plancton, souvent au risque d’être elles-mêmes mangées.
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Le changement climatique menace désormais cet équilibre fragile, en dégradant les habitats des espèces et en modifiant leurs comportements alimentaires.
Dans l’océan, des organismes remontent chaque nuit des profondeurs pour se nourrir en surface. Ce phénomène, loin d’être exceptionnel, concerne des millions d’animaux marins, qui effectuent ce voyage quotidiennement.
Pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes marins, il faut donc cesser d’imaginer l’océan comme une simple étendue horizontale : c’est aussi un monde vertical, organisé par la lumière, la température, l’oxygène et la disponibilité de la nourriture, autant de conditions essentielles à leur survie.
Cette organisation verticale a une conséquence importante : elle structure les interactions entre les espèces. Ainsi, deux espèces peuvent vivre la plupart du temps à des profondeurs différentes, mais se retrouver dans le même environnement quelques heures par jour, le temps que l’une puisse manger l’autre.
Les migrations verticales modifient ainsi non seulement la position des individus, mais aussi les possibilités de rencontre entre prédateurs et proies, influençant toute la chaîne alimentaire. Connaître uniquement la répartition horizontale des espèces ne suffit donc pas : il faut également savoir à quelle profondeur et à quel moment elles se trouvent.
Mes travaux de thèse, consacrés à l’étude de ces écosystèmes, ont récemment abouti à la publication d’un article de recherche.
L’océan, du premier au dernier étage
Commençons…
Auteur: Laureline Dalaut, Post-doctorante en écologie marine, Institut de recherche pour le développement (IRD)
