Thierry Arcaix est historien de Figuerolles, le quartier populaire de Montpellier dans lequel il est né. Au cours d’une balade dans les rues qui l’ont vu grandir, il livre sa parole, où les données de chercheur se mèlent aux affects de l’(ex)-habitant
Article initialement paru dans le journal papier numéro 41 du Poing, consacré aux questions internationales, paru en mai 2024 et toujours disponible sur notre boutique en ligne.
C’est dans la petite rue Saint-Antoine, à Figuerolles, que l’historien et sociologue Thierry Arcaix est né. En arpentant les ruelles étroites du quartier, il revient sur ce qui l’a poussé à faire de ce quartier populaire de Montpellier son terrain d’études : « Je suis d’ici, je suis né ici, j’ai encore la maison de ma mère, et je me suis dit : mais je ne connais pas ce quartier, donc je me suis penché sur son histoire, c’était nécessaire pour le comprendre. ». C’est ainsi qu’en 2012, après avoir quitté son travail d’instituteur et reprit ses études, Thierry effectue sa thèse en sociologie, qui sera suivi de deux livres sur le quartier de Figuerolles.
Il remonte alors au-delà de sa construction, avant le XVIIème siècle : « Figuerolles était une zone tampon autour des fortifications de la ville, on ne pouvait pas y rester, c’était trop dangereux. Puis en 1522, après la victoire de Louis XIII sur les protestants, les environs ont été sécurisés. À partir de là, les gens ont pu construire ». Le sociologue s’attarde tout particulièrement sur les sols, qui selon lui sont aux fondements du quartier. « Les sols ici, sont comme des éponges, ils se gorgent d’eau. Donc il suffisait de creuser pour qu’il y en ait, c’est pour ça qu’il y a eu des jardins, ce n’était que ça. Puis ça a été peu à peu construit, maintenant ça a beaucoup changé », malgré la végétation omniprésente sur les façades des maisons.
Un village dans la…
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Auteur: Le Poing

