Entreprises : comprendre l’absentéisme au travail en 5 chiffres clés

L’accalmie de 2023 fut de courte durée. Après un bref recul du taux d’absentéisme au travail cette année-là, cet indicateur a repris sa hausse en 2024 pour atteindre 5,1 %, d’après une enquête du courtier en assurances WTW publiée ce mardi 2 septembre. Cela représente à peu près, en moyenne, un jour d’absence par mois pour chaque salarié.

Types d’arrêts, durée, employés concernés… Voilà ce qu’il faut retenir de cette étude menée à partir des données de près de 2000 entreprises représentant plus de 430 000 salariés.

Un taux d’absentéisme en hausse de 2,6 %

Le taux d’absentéisme a atteint 5,1 % en 2024, progressant de 2,6 % par rapport à l’année précédente, selon les données de l’enquête. « C’est un signal d’alarme pour les entreprises, souligne Noémie Marciano, directrice assurances des personnes de WTW en France. Frappant toutes les générations, tous les secteurs et tous les niveaux hiérarchiques, il révèle un besoin urgent de repenser l’organisation du travail, d’écouter les salariés et d’investir durablement dans la prévention et la qualité de vie au travail. »

Si la fréquence des arrêts reste quasi stable par rapport à 2023, leur durée s’allonge en moyenne de 0,8 jour pour atteindre 24,1 jours. Autre facteur faisant grimper le taux d’absentéisme au travail : la hausse continue de la proportion de personnes arrêtées depuis la pandémie de Covid-19. En 2024, près de 35 % des salariés ont été arrêtés au moins une fois dans l’année.

94 % d’arrêts maladie

En France, 94 % des arrêts sont dus à la maladie. Les accidents de travail, de trajet et les maladies professionnelles ne représentent, eux, que 6 % des arrêts. Mais ces causes « contribuent pour 17 % à l’absentéisme », selon WTW, compte tenu d’une durée d’absence plus de trois fois plus longue (71 jours contre 21 jours pour la maladie).

Les accidents…

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Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc