Entreprises, et si vous récompensiez les échecs ?

De plus en plus d’entreprises encouragent leurs employés à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale au sein de leurs propres structures. C’est ce que l’on appelle l’intrapreneuriat. Certains dirigeants s’efforcent de promouvoir les efforts en mettant à disposition les ressources financières, humaines et matérielles nécessaires aux activités innovantes. Chez Google, par exemple les salariés disposent de 20 % de temps pour travailler à des projets innovants qui leur sont propres.

Parmi les facteurs favorisant un environnement propice au développement des idées, importe aussi que les entreprises affichent clairement les types d’innovations qu’elles recherchent, ce qui facilitera l’alignement des actions individuelles sur les objectifs organisationnels. Moins évidente, la tolérance à l’échec n’est pas à négliger non plus.

La récompense est une forme de reconnaissance essentielle pour insuffler l’esprit d’intrapreneuriat, une notion généralement associée à la réussite. Et si elle l’était également à l’échec ? Tel est le type de démarche que nous avons suivie dans une étude récente.

Un échec, ce peut être l’arrêt d’un projet sur lequel une équipe a longuement travaillé parce qu’il ne débouche pas sur une innovation utile au groupe ou qu’il ne permet pas à l’entreprise de dégager suffisamment de chiffre d’affaires ou de profit. D’un point de vue culturel, il est souvent mal perçu. Comment peut-on alors tirer des leçons positives des échecs lorsque les personnes concernées ne communiquent pas sur le projet ou sur les raisons de son arrêt ?

Tolérer ou récompenser ?

Pour instaurer une culture organisationnelle favorisant l’instauration d’un processus intrapreneurial innovant, tolérer les échecs peut être un premier degré d’action. Cela peut influer sur la confiance des salariés et les pousser à oser, à condition toutefois que cette tolérance soit

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Auteur: Souad Brinette, Enseignant chercheur en Finance, EDC Paris Business School – OCRE, EDC Paris Business School