Dans cet entretien il est fréquemment fait référence à la « défense territoriale ». On rappelle donc que cette défense territoriale est composée de bataillons de volontaires encadrés par l’armée ukrainienne.
Peux-tu nous raconter comment et quand s’est créé Operation Solidarity ?Quand il y avait la menace de la guerre, deux semaines avant qu’elle commence, certaines personnes ont organisé une réunion pour parler de la manière dont nous voulions agir si la Russie attaquait l’Ukraine. À l’issue de cette réunion, elles ont décidé que certains rejoindraient la défense territoriale et que d’autres formeraient un groupe de volontaires. C’est à ce moment là qu’est née Operation Solidarity (OpSol).Le nom a été inventé pour l’occasion, il n’existait pas avant ?Non, il n’existait pas avant.Avez-vous au sein de votre groupe des discussions à propos du soutien et de l’investissement à apporter ou pas à la partie militaire de cette guerre ?Non, je pense que nous n’avons pas ce genre de conversations parce que l’organisation même a commencé dans le but de soutenir des combattants. Je dirais même qu’il n’y a pas du tout ce genre de discussion dans la gauche ukrainienne en ce moment. La plupart partage l’idée de la nécessité de résister maintenant. Peut-être que quelques personnes disent qu’il ne faut pas résister, je ne sais pas, ça paraît presque impossible, à moins d’être à l’étranger. Ici, je pense que la plupart des anarchistes, gauchistes et tout le monde voient que nous avons besoin de lutter et de rejoindre la résistance. Peut-être que tout le monde n’est pas prêt à prendre les armes, bien sûr, mais alors on aide les réfugiés, on aide dans la logistique de groupes de volontaires, on décharge l’aide humanitaire, etc. Tout le monde veut faire au moins quelque chose.
Je connais des personnes qui sont parties d’Ukraine et c’est très douloureux pour elles de ne rien faire.
Comment as-tu rejoint OpSol ?Le premier jour de la guerre je suis parti de Kyiv. Je suis allé trois ou quatre jours à Ivano-Frankivsk, ensuite j’ai compris que je ne pouvais pas être ailleurs et je suis donc retourné à Kyiv. Le 5e jour, la première chose que j’ai faite c’est d’aller au bunker (notre quartier général) pour dire que je voulais rejoindre Operation Solidarity en tant que volontaire et depuis ce jour, j’y suis. Maintenant je suis volontaire à plein temps.Combien êtes-vous dans ce réseau ?Dans notre chat d’organisation, nous sommes une trentaine mais en…
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Auteur: lundimatin

