Le 7 octobre 2025, sept ONG internationales (Fern, WWF, Greenpeace, EIA, ClientEarth, Global Witness et Forest Peoples Programme) ont co-signé une lettre commune, dans laquelle elles dénoncent l’intention de la Commission de l’Union européenne de retarder, pour la deuxième fois, la mise en œuvre du Règlement de l’UE sur la déforestation (RDUE). La réaction fait suite à l’annonce d’un éventuel report faite le 23 septembre par la commissaire chargée de l’environnement, de la résilience de l’eau et d’une économie circulaire compétitive, Jessika Roswall. A l’occasion, elle a évoqué des défis liés au « système d’informations » de la loi. « Nous trouvons étonnant que l’UE ne dispose pas des ressources et des capacités nécessaires pour construire et exploiter l’infrastructure nécessaire au fonctionnement du RDUE. Cette infrastructure aurait dû être en place dès fin 2024, et les suggestions selon lesquelles elle pourrait ne pas être achevée un an plus tard sont tout simplement inacceptables », déplore la correspondance.
Les ONG vont plus loin en mettant en garde contre les conséquences catastrophiques qu’un tel retard entraînerait pour le climat, l’environnement, les peuples autochtones et tous ceux qui dépendent des forêts. « La RDUE a été adoptée dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe afin de respecter l’engagement de l’Union européenne à mettre un terme à la déforestation liée à la consommation européenne. Un nouveau retard dans l’application de cette loi aurait des conséquences désastreuses », estiment les signataires. « Les retards dans la mise en œuvre de la RDUE ont un impact clair et direct sur le climat et l’environnement, ainsi que sur les droits des peuples autochtones et des communautés qui dépendent des forêts : à l’échelle mondiale, un arbre disparaît chaque seconde à cause de la consommation européenne, et les forêts européennes ne sont pas épargnées par la dégradation liée à leur exploitation économique », poursuivent-ils.
Le leadership…
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