De la volonté d’autonomie énergétique des années 70 à la fabrication industrielle d’électricité, les éoliennes sont devenues un enjeu de la « transition énergétique ». Gigantesques, offshores ou plantées en plein milieu d’un champ et désormais intégrées au réseau électrique national, elles symbolisent l’un des outils de la production d’énergie dite renouvelable du capitalisme vert.
Lors de cette discussion nous allons essayer de répondre à quelques questions : Qu’appelle-t-on énergie renouvelable ? Quels sont les réseaux dont elle dépend ? Comment fabrique-t-on cette énergie ? D’où vient-elle ? À qui profite-t-elle ?
Transcription :
Éoliennes et capitalisme vert : discussion autour du gigantisme éolien
1. Introduction de la table ronde
[1] J’ai particulièrement travaillé les enjeux territoriaux, sociaux et environnementaux du déploiement de l’éolien industriel. J’ai aussi voulu prendre mes distances avec les controverses qui existent dans la presse nationale depuis deux décennies pour repenser l’éolien industriel à partir de nouvelles questions et perspectives. J’ai soutenu en novembre de cette année et j’ai enchainé sur un post-doc à l’Université de Lille, toujours sur l’éolien industriel.
On peut voir sur cette photographie d’une campagne haut-marnaise deux éoliennes : une de type industriel, et l’autre de pompage. Je porterai durant cette présentation une attention particulière à l’échelle des objets techniques dont nous parlons.
Pour commencer cette table ronde, il me semble en effet important de resituer l’éolien dans ce qu’il est vraiment, pour sortir des représentations communes, souvent idéalisées, de la petite éolienne qui alimente les villages environnants de façon décentralisée, vision qui empêche de comprendre voire même de seulement écouter celles et ceux qui s’y opposent.
2. Un développement…
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