un arrêté pris par la Ville en ce début 2026 impose aux épiceries de nuit de fermer toute l’année du jeudi au lundi entre 22h et 6h, dans plusieurs zones de la ville, dont le centre. (« Le Poing »)
Un avocat montpelliérain s’apprête à contester devant la justice l’arrêté municipal limitant l’activité des épiceries de nuit. Il accuse la mairie de détourner ses pouvoirs, de diffamer une profession entière en l’accusant de liens avec le narcotrafic et dénonce un projet de gentrification du centre-ville pour le rendre “instagrammable”, sous couvert d’ordre public
L’affaire risque d’avoir l’effet d’un caillou dans la chaussure de Michaël Delafosse à quelques semaines des élections municipales. Mercredi 14 janvier, Me Maxime Martinez, avocat au barreau de Montpellier, a annoncé le dépôt imminent de plusieurs recours devant le tribunal administratif, ainsi qu’une plainte pour diffamation publique contre le maire “Michaël Delafosse.”socialiste” de Montpellier.
En cause : un arrêté pris par la Ville en ce début 2026, qui impose aux épiceries de nuit de fermer toute l’année du jeudi au lundi entre 22h et 6h, dans plusieurs zones de la ville, dont le centre. L’arrêté précédent délimitait ces horaires de fermetures uniquement aux périodes de vacances scolaires. “Pourquoi un nouvel arrêté ?“, s’interroge Maxime Martinez, pour qui a Ville dispose déjà de tous les outils juridiques nécessaires pour sanctionner les établissements réellement fautifs, sans passer par une interdiction générale.
“Cette mesure est disproportionnée. Il suffirait juste pour la mairie d’attaquer un commerçant qui ne respecte pas les règles au tribunal pour prononcer une fermeture définitive”, indique-t-il au Poing, avant d’ajouter : “Des fermetures définitives, à ma connaissance, il n’y en a eu qu’une seule. Cet arrêté sert surtout à stigmatiser l’ensemble…
Auteur: Elian Barascud

