Le nouveau couvercle de cuve de l’EPR de Flamanville est arrivé sur site le 16 juin. Il sera installé en remplacement du couvercle actuel, défectueux, lors de la première visite complète (VC1) du réacteur, qui débutera le 26 septembre.
Fabriqué par Framatome dans son usine de Saint-Marcel (Saône-et-Loire), ce composant stratégique du circuit primaire, d’un diamètre de 5,75 mètres, d’une hauteur de 2,2 mètres et d’une masse de 99 tonnes non équipé, a rejoint la centrale manchoise après un long périple : transport fluvial sur le Rhône, transport maritime jusqu’à Cherbourg puis convoi exceptionnel jusqu’à la centrale de Flamanville.
L’anomalie du couvercle actuel — une concentration excessive de carbone dans l’acier — avait été découverte dès fin 2014. Ce scandale avait mis en lumière l’étendue des manquements et des falsifications opérées à l’usine Areva du Creusot, où cette pièce avait été forgée, et sur lesquels Reporterre avait longuement enquêté en 2017.
En 2018, après des expertises complémentaires, l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) avait autorisé l’utilisation de la cuve tout en exigeant le remplacement du couvercle avant le 31 décembre 2024. Toutefois, en mai 2023, l’autorité a modifié sa décision afin de permettre l’utilisation du couvercle jusqu’au premier arrêt du réacteur. L’autorité avait alors estimé que le remplacement du couvercle après la mise en service du réacteur entraînerait une exposition supplémentaire des travailleurs aux rayonnements ionisants évaluée à 200 homme-millisieverts (H.mSv).
Après son retrait, l’ancien couvercle irradié, devenu déchet radioactif, sera entreposé sur le site pendant deux ans dans un bâtiment dédié, avant son évacuation vers le centre de stockage de l’Aube.
Lors du…
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