« La CNDP est ici hors ses murs, énonce un brin amusé Luc Martin, le président de la Commission nationale du débat public sur le projet de construction de deux réacteurs nucléaire EPR2 à Gravelines (Nord). Nous sommes ici à la demande de plusieurs bourgmestres du Westhoek qui souhaitaient être mieux informés. »
Casques sur les oreilles, les échanges se faisant en flamand ou en français, quelque 300 citoyens participent à cet échange, majoritairement des Belges rejoints par une vingtaine de Français. Et pour cause : la centrale nucléaire de Gravelines ne se situe qu’à 50 km de ces communes de Flandre-Occidentale, elle est plus proche que la centrale de Doel (Anvers) ou de Borssele aux Pays-Bas.
« Merci à la CNDP d’être venue discuter avec nous »
« Merci à la CNDP d’être venue discuter avec nous du nucléaire, un sujet qui fâche, et plus particulièrement de la centrale de Gravelines, le plus grand fournisseur d’électricité en France et en Europe, qui compte déjà six réacteurs », indique tout de go Sander Loones, député flamand et bourgmestre de Coxyde, commune côtière de la Région flamande.
Pour cet élu membre du parti libéral flamand N-VA (nationaliste), il est important d’aborder la sécurité, l’économie – « ce projet nécessitera d’embaucher de nombreux travailleurs or ici nous manquons déjà de main-d’œuvre qualifiée » –, et l’impact écologique : « J’habite sur la côte, et nous nous opposons à l’installation d’un parc éolien au large de Dunkerque. Faut-il tout faire en même temps ? », s’interroge le bourgmestre, inquiet pour le tourisme.
Instaurer un « climat de confiance »
Les deux maîtres d’ouvrage français, EDF pour la production et RTE pour le transport, présentent le projet, soucieux par ces débats d’instaurer un « climat de confiance », souligne Antoine Ménager, en charge du débat public EPR2 chez EDF : début des travaux de la plateforme à…
Auteur: Fanny Magdelaine, envoyée spéciale à Dixmude (Belgique),

