Erasmus+ : la hausse de 50% du budget est un « très bon point de départ » pour Nelly Fesseau, directrice de l’Agence française du programme

Erasmus+ reste célèbre pour les échanges étudiants. Et pour cause, le programme, créé en 1987, était initialement à destination de ces derniers. Mais depuis 2014, le spectre des bénéficiaires s’est élargi. Nelly Fesseau, directrice de l’Agence Erasmus+ France, explique qu’il s’adresse désormais « à la formation professionnelle (…) et à l’éducation des adultes ».

Un échange est possible dès 3 ans

Dès l’école maternelle, il est possible de partir aux confins de l’Europe. Selon la directrice de l’agence française, « beaucoup d’écoles ne s’en privent pas et en bénéficient de façon à forger l’esprit européen », précisant « qu’un petit qui va faire une mobilité dès son plus jeune âge, et surtout pendant la période scolaire, va n’avoir qu’une envie, c’est de repartir ». Peu connu du grand public, l’enseignement scolaire représente pourtant près d’un tiers des échanges.

Etudiants et enseignants ne sont pas non plus en reste. Depuis 2019, le programme Erasmus instaure régulièrement des alliances entre universités du continent. Laurence Farreng, députée européenne et co-présidente de l’intergroupe Avenir de l’éducation et des compétences pour une Europe compétitive, estime que « c’est une manière d’européaniser notre éducation parce qu’on a une mise en réseau d’un minimum de trois à quatre universités européennes qui vont partager les mêmes préoccupations, les mêmes…

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Auteur: Robin Jeangerard

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