Éric Zemmour a levé le voile sur ses intentions ce jeudi soir, sur le plateau de BFMTV, mettant fin aux spéculations qui agitaient son propre camp ces dernières semaines : ce sera bien lui, et non l’eurodéputée Sarah Knafo, qui portera les couleurs de Reconquête à la présidentielle. Une décision qui referme du même coup le suspense entretenu autour de l’avenir politique de sa lieutenante, alors même que son livre consacré aux finances publiques, « Le Casse du siècle » (Fayard), cartonne en librairie. « Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré, précisant toutefois qu’il ne s’agissait pas encore d’une déclaration de candidature officielle, celle-ci devrait être formalisée à l’automne, vraisemblablement en octobre. Pour l’homme de 68 ans, arrivé quatrième du premier tour de la présidentielle de 2022 avec 7,07 % des voix, cette annonce sonne comme un retour sur le devant de la scène.
Une nouvelle étape dans la doctrine de la « remigration »
Fidèle à son concept de « remigration », qui va au-delà du simple arrêt des flux migratoires pour prôner le renvoi des étrangers déjà présents sur le territoire, le leader d’extrême droite a fixé un nouveau seuil, un étranger, même en situation régulière, devrait être expulsé après un an de chômage. Il a détaillé une liste de catégories visées par cette politique : les détenus…
Auteur: Emma Bador-Fritche
