Penhors (Finistère), reportage
Du bitume fendu, cassé et déplacé sur plusieurs mètres. Des galets étalés partout, du sable recouvrant le macadam… Cernée par des barrières Vauban, la route littorale de Penhors, à cheval entre les communes de Pouldreuzic et Plovan (Finistère) s’est effondrée mercredi 21 janvier.
« C’est impressionnant, mais on ne peut rien faire contre la nature », constate Denis, retraité résidant à Pouldreuzic. Emmitouflé dans son manteau d’hiver, il est venu constater les dégâts, comme des dizaines d’autres curieux présents sur place. « C’est triste de la voir ainsi », dit Marie-Jeanne, retraitée vivant dans le secteur. Coincée entre la plage de Penhors d’un côté et l’étang de Trébanec de l’autre, difficile pour la route du Vent solaire, très empruntée l’été, de résister.
Plutôt qu’incriminer la « nature », la cause de l’effondrement se trouve plutôt du côté de l’aménagement du littoral (un polder transformé, il y a plusieurs décennies, en étang) et du réchauffement climatique (et la hausse de l’érosion).
Les fortes pluies de ces derniers jours qui ont fait déborder l’étang — rien que jeudi 15 janvier, 68 millimètres sont tombés d’après la mairie de Pouldreuzic —, la marée et son fort coefficient (85), le vent du Sud et la houle de 4 mètres ont eu raison de la route, construite sur un remblai de galets. Elle « n’a pas supporté » ce cocktail, constate l’édile de Pouldreuzic, Philippe Ronarc’h (divers gauche).
La pression de l’étang a fait s’effondrer la route
François, habitant à proximité de Penhors, se dit impressionné « de voir la rapidité avec laquelle il y a eu une dégradation ». Comme d’autres, ce géographe n’est pour autant pas étonné qu’un tel événement se produise : « Ça fait plusieurs années qu’on voit le cordon de galets être refait chaque hiver. La surprise, c’est que la…
Auteur: Chloé Richard

