Selon la Sous-Secrétaire générale de l’ONU aux droits de l’homme, l’Érythrée n’a pas tenu compte jusqu’à présent de l’appel du Conseil à limiter le service national à la période statutaire de 18 mois. En outre, aucune mesure n’a été prise pour mettre fin à la pratique inhumaine consistant à punir les membres de la famille pour les actes des déserteurs.
Dans le cadre du système de conscription forcée à durée indéterminée, d’autres violations graves des droits de l’homme sont également préoccupantes, notamment la torture, la violence sexuelle et sexiste et les pratiques de travail abusives.
« Ce système contraint ainsi de nombreux jeunes à fuir le pays au cours de voyages périlleux, les exposant ainsi à des risques élevés de violence sexuelle, de trafic et d’autres violations des droits humains », a déclaré, devant le Conseil des droits de l’homme, Ilze Brands-Kehris.
Les forces de défense érythréennes toujours au Tigré
De manière plus générale, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) continue de recevoir des « rapports crédibles » faisant état de torture, de détention arbitraire, de conditions de détention inhumaines, de « disparitions forcées et de restrictions des droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique ».
« De nombreux responsables politiques, journalistes, croyants et déserteurs sont détenus au secret. La détention sans procès reste la norme en Érythrée », a ajouté Mme Brands-Kehris.
Par ailleurs, le HCDH indique disposer d’informations crédibles selon lesquelles les forces de défense érythréennes sont toujours présentes dans le Tigré et commettent des violations, notamment des enlèvements, des viols, des pillages de biens et des arrestations arbitraires. Mme Brands-Kehris demande le retrait immédiat des forces de défense érythréennes du Tigré.
Des centaines de familles d’Erythréens disparus vivent dans…
Auteur: Nations Unies FR

