On pensait avoir touché le fond avec le «soutien inconditionnel» du gouvernement à Israël, à l’interdiction totale de toute manifestations pour la Palestine et aux torrents de diffamations contre la France Insoumise, mais non, on creuse encore.
➡️ Le 18 octobre, des policiers sont entrés dans un restaurant tacos de Valence : une fast-food de la chaîne Chamas Tacos. Le «C» de l’enseigne lumineuse était en panne. Pour les policiers, qui ont lu «Hamas Tacos», il s’agissait d’une provocation et ils ont exigé que l’enseigne soit éteinte sur le champ. Des gérants et des clients estomaqués ont diffusé des vidéos de l’intervention. On y entend les policiers menacer le fast-food d’une fermeture administrative immédiate si l’enseigne restait allumée. «Le C est tombé en panne il y a des mois de cela. On a fait un devis pour refaire toute la façade dans les prochains mois. J’ignorais jusqu’à maintenant que le “Hamas” était une organisation terroriste» explique le gérant. En France, des néo-nazis peuvent s’armer ou entrer dans la police sans problème, mais une enseigne lumineuse menace la République.
➡️ «Toutes nos prières pour les habitants de Gaza victimes une fois de plus de ces bombardements injustes qui n’épargnent ni femmes ni enfants.» Voilà les mots du joueur Karim Benzema. Un message qui parait tout à fait banal, en faveur de la paix, pense-t-on. Mais non, il a valu au footballeur un flot de menaces, d’insultes, de diffamations démontrant le fanatisme et la paranoïa qui règnent en France. Darmanin a lancé la charge, en affirmant que Karim Benzema était «en lien notoire» avec l’organisation islamiste des Frères Musulmans. Une organisation interdite depuis 2014 en Arabie saoudite, où joue et réside le joueur. Un gros mensonge, qui en plus met en danger le concerné.
Une fois les vannes ouvertes, c’est le déchaînement. Nadine Morano et Valérie Boyer des Républicains ont…
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Auteur: B

