Esclavage : la question des réparations au centre d’un débat à Dakar

Organisé dans la capitale sénégalaise, le panel a réuni des voix venues d’horizons divers autour d’un constat partagé : la reconnaissance historique constitue une étape majeure, mais elle ne suffira pas sans mécanismes concrets de réparation.

« La traite transatlantique des esclaves est imprégnée dans nos institutions. Elle n’est pas partie », a déclaré le Docteur Ibrahima Thiaw, archéologue à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), en ouvrant les échanges.

Mensonge et violence

© CINU Dakar
Un panel d’experts réunis à Dakar a débattu de la question des réparations de l’esclavage.

Lors de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, le 25 mars, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a décrit la traite transatlantique comme « la pierre angulaire d’un ordre mondial né de la cupidité, construit sur le mensonge et imposé par la violence ».

Adoptée le 25 mars 2026 par 123 voix pour, trois contre et 52 abstentions — dont la majorité des pays européens — la résolution de l’Assemblée générale marque une première dans l’histoire onusienne. Pour la Professeure Penda Mbow, historienne, le texte rompt un silence ancien en nommant explicitement la racialisation de l’esclavage.

« C’est la première fois qu’un document onusien le nomme et le condamne. Ses effets persistent jusqu’à aujourd’hui », a-t-elle souligné.

L’historienne a également évoqué les enjeux économiques liés aux réparations. « Les milliards dilapidés dans les guerres doivent venir à l’Afrique. Ces déficits ne sont pas de notre faute », a-t-elle estimé.

Photo ONU/Mark Garten
Des chaînes utilisées pour attacher les esclaves.

La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR

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