C’est un secteur d’activité où les places valent cher. Ce jeudi 3 décembre, la commission des affaires économiques auditionnait le directeur général d’Eutelsat, Jean-François Fallacher, un opérateur de télécommunications par satellite. Devant les sénateurs, ce dernier évoque un « moment de bascule de l’entreprise » qui ambitionne de concurrencer la société Starlink, sous contrôle d’Elon Musk. Depuis une décennie, la société franco-britannique a opéré un changement majeur suite au « déclin structurel du business de la vidéo » par satellite pour déployer de nouvelles capacités permettant de fournir des accès internet par satellite.
Actuellement, Eutelsat dispose d’une flotte de 650 satellites en basse orbite – soit à une distance de 1 200 kilomètres de la Terre – lui permettant d’offrir une connexion internet satellite rapide et adaptée à tous les types d’usages. En effet, les satellites plus « classiques » dit géostationnaire flotte à une orbite de 36 000 kilomètres ce qui induit une latence de 0,7 à 0,8 seconde. Un temps de latence qui exclut la possibilité de recourir à ces satellites pour certains usages, notamment les usages militaires.
La concurrence de Starlink
« Aujourd’hui, seulement deux opérateurs sont opérationnels, Starlink et Eutelsat », pointe Jean-François Fallacher. Néanmoins, l’entreprise d’Elon Musk dispose d’une avance considérable puisque près de 8 000 satellites contribuent…
Auteur: Henri Clavier

