Octobre 2026. En France, la jeunesse se soulève et la gauche de rupture est créditée d’environ 19-20 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2027. Cette dynamique est l’occasion d’une rétrospective sur la victoire, en Espagne, du mouvement Podemos. Les Indignés avait fait, en 2015, de la démocratie participative, de la lutte contre la corruption et du refus de l’austérité, les leviers d’une rupture avec l’ordre politique établi.
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Le dimanche 24 mai 2015, la politique espagnole connait une petite révolution : Podemos et ses alliés sont arrivés en tête aux élections municipales à Barcelone et pourraient remporter Madrid, fief des conservateurs depuis 1991.
Créé seulement un an auparavant, dans la lignée du mouvement des Indignés, le jeune parti anti-austérité allié aux listes citoyennes insuffle l’espoir de mettre fin au bipartisme espagnol, le Parti populaire (PP) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui dirige tour à tour l’Espagne depuis la fin de la dictature, empêtré dans les scandales financiers et les affaires de corruption.
Un vent démocratique souffle sur l’Espagne
Ils étaient attendus, ils en sont sortis grands gagnants : Podemos et ses alliés, des listes citoyennes regroupant collectifs et militants associatifs, ont fait basculer la scène politique espagnole, malgré l’opposition des grands médias acquis aux partis traditionnels. Ada Colau, militante anti-expulsions tête de liste à Barcelone, a remporté la ville avec 25,21 % des suffrages aux élections municipales.
À Madrid, la candidature de « Ahora Madrid », soutenue par Podemos et emmenée par la juge Manuela Carmena, arrive en deuxième position derrière le Parti Populaire (PP) de Esperanza Aguirre, elle aussi empêtrée dans plusieurs scandales de corruption, à l’image de son parti. Si Podemos décide de s’allier avec les « socialistes » du…
Auteur: mondialisation
