Confronté à la plus grave crise depuis son arrivée au pouvoir, le premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez a présenté mercredi 9 juillet aux députés un plan anticorruption en 15 mesures, élaboré avec l’OCDE, excluant toutefois de démissionner en raison des scandales.
Dans une allocution solennelle d’environ 45 minutes aux députés, Pedro Sánchez a dit avoir « envisagé » de démissionner et de convoquer des élections anticipées après les révélations ayant abouti au placement en détention provisoire de l’ancien numéro 3 du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Santos Cerdán. Mais « après avoir réfléchi et écouté beaucoup de gens, j’ai compris que jeter l’éponge n’était pas une option », a-t-il lancé.
« Je ne vais pas jeter l’éponge et nous allons continuer (…) parce que je suis un homme politique propre », a poursuivi celui qui était arrivé au pouvoir en 2018 après un vaste scandale de corruption ayant touché à l’époque le gouvernement du Parti populaire (PP, droite conservatrice).
« Les partis politiques, les organes de direction des différentes administrations, les entreprises doivent adopter davantage de mesures » pour faire face à la corruption, a-t-il toutefois convenu, avant de proposer « l’approbation d’un plan national de lutte contre la corruption » de 15 mesures élaboré avec l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économique).
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Ce plan a également été préparé à la suite de réunions avec les différents groupes parlementaires et incorpore des propositions du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, a encore précisé Pedro Sánchez, sous la pression au Parlement de ses alliés, qui lui réclament des mesures fortes contre la corruption.
Parmi les mesures énumérées par le chef du gouvernement devant les députés, figurent la mise en place d’une…
Auteur: La Croix (avec AFP)

