Pendant et après les inondations meurtrières en Espagne, ce sont surtout les habitants qui se sont aidés eux-mêmes.
Tandis que ce sont les autorités politiques qui sont en grande partie responsables de l’intensité des désastres, à ajouter à l’habituelle culpabilité du capitalisme et de ses lobbies.
La civilisation industrielle fait subir à de plus en plus de mondes des catastrophes de plus en plus destructrices. Les institutions en place sont incapables d’arrêter d’alimenter les désastres, incapables d’adapter la société (ça coûterait bien trop cher et entraverait la « Croissance »), et à terme incapables de « réparer » les inévitables dégâts (quand les désastres s’accumulent et se répètent, Etats et assurances sont dépassés).
Soutenir encore la civilisation industrielle et ses idéologies fondatrices, c’est être fondamentalement irrationnel et suicidaire. Libérons-nous de son emprise sur les plans idéologiques, matériels et politiques.
Miguel Amorós, « Décomposition absolue à des niveaux élevés »
Miguel Amorós, « Décomposition absolue à des niveaux élevés »
[Nous avons reçu de Miguel Amorós les notes qu’il avait rédigées pour sa participation à l’émission Contratertulia diffusée par Ágora Sol Radio, le 5 novembre dernier, suite aux inondations catastrophiques de la région de Valence.]
Le désastre causé par les inondations provoquées par la « goutte froide » du 29 octobre dernier, en particulier dans la partie sud de l’aire métropolitaine de Valence, n’a rien de naturel. Dans la genèse et le développement de la plus grande catastrophe de la région, quatre causes non naturelles ont convergé, qui sont étroitement liées aux modes de vie, de travail et d’administration des affaires publiques en régime capitaliste. La première, d’origine industrielle, est le réchauffement climatique généré par l’émission de gaz à effet de serre par les usines, les systèmes de…
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