Est-ce la fin du socialisme à Cuba ?

L’annonce de ce « paquet » de 176 mesures par le président et secrétaire du Parti communiste Miguel Díaz-Canel a provoqué des réactions contradictoires au niveau international. 

Du côté de l’administration Trump, qui soumet l’île à une blocus total depuis le début de cette année, le département d’Etat a dénoncé « un écran de fumée » et ajouté que les Etats-Unis exigent des « réformes économiques et politiques bien plus substantielles qui rendraient Cuba attractive pour les investisseurs (…) et offriraient au peuple cubain la liberté, la dignité et les opportunités qu’il mérite ». Autant dire que l’Empire n’est disposé à aucun compromis et continuera d’asphyxier l’île-symbole de la révolution latinoaméricaine jusqu’à obtenir une reddition totale – sans exclure une intervention militaire, une option évoquée à plusieurs repris par Trump et d’autres membres de son administration.

Ce qui est sans doute plus intéressant, ce sont les critiques de gauche de ces mesures, largement perçues comme un « rétablissement pur et simple du capitalisme à Cuba » selon l’expression du spécialiste de l’Amérique latine Christophe Ventura. Ces critiques de gauche se font entendre dans le débat interne à Cuba, y compris du côté d’intellectuels ou de commentateurs occupant des fonctions légitimes dans le débat public et les institutions, bien au-delà donc des cercles habituels de la parole critique de gauche. C’est notamment le cas de Michel Torres Corona, une figure bien connue du public cubain en tant qu’animateur de l’émission télévisée Con Filo. 

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Approbation express et références manipulées

L’approbation rapide à Cuba de 176 mesures qui transforment radicalement le modèle économique du pays a été saluée par beaucoup qui plaidaient depuis des années pour une réforme – parfois de manière abstraite. Mais elle a également…

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Auteur: redaction