À Goma, « la situation est toujours très volatile, avec un risque persistant d’escalade », a déclaré la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général chargée de la protection et des opérations au sein de la MONUSCO, Vivian van de Perre, lors d’une conférence de presse, via visioconférence depuis Goma, avec des journalistes à New York.
L’aéroport de Goma toujours fermé
Elle a ajouté que le M23 et les forces armées rwandaises continuent de consolider leur contrôle sur Goma et la majorité des territoires du Nord-Kivu dont le groupe armé s’est précédemment emparé. « Toutes les voies de sortie de Goma sont sous leur contrôle et l’aéroport, également sous contrôle du M23, est fermé jusqu’à nouvel ordre ».
La MONUSCO opère donc dans « un environnement très difficile ». Les infrastructures clés de la Mission à Goma sont débordées, ces installations n’ayant pas été conçues ni dotées du personnel nécessaire pour un hébergement à grande échelle et à long terme d’employés de l’ONU et de Congolais y ayant trouvé refuge. « La pression sur les ressources essentielles, telles que l’eau, la nourriture, l’assainissement et les abris, s’accroît », a prévenu Mme van de Perre.
Alors que les employés internationaux et nationaux non essentiels ont été relocalisés, la MONUSCO et les équipes humanitaires continuent de fournir de l’aide.
Outre la protection des populations vulnérables qui cherchent refuge dans ses locaux, la MONUSCO continue d’effectuer des patrouilles à Goma pour évaluer les dégâts, réapprovisionner les positions clés et contribuer à garantir un accès humanitaire sûr ; de soutenir les efforts de déminage, notamment l’enlèvement des munitions non explosées et autres restes de guerre ; et de renforcer la protection des défenseurs des droits de l’homme et des organisations de la société civile.
Situation préoccupante au Sud-Kivu
Au-delà de Goma,…
Auteur: Nations Unies FR

