« Nous sommes à un moment charnière et il est temps de nous mobiliser pour la paix », a déclaré le chef de l’ONU lors d’un point de presse au siège des Nations Unies à New York. « Il est temps de procéder à une médiation. Il est temps de mettre un terme à cette crise. Il est temps de faire la paix. Les enjeux sont trop importants ».
« Nous avons besoin du rôle actif et constructif de tous les acteurs – à savoir les pays voisins, les organisations sous-régionales, l’Union africaine et les Nations Unies », a-t-il ajouté.
Sommet régional
Vendredi, les dirigeants de deux organisations régionales, la Communauté d’Afrique de l’Est et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), participeront à un sommet en Tanzanie qui mettra l’accent sur la crise dans l’est de la RDC.
La semaine prochaine, à Addis-Abeba, le Secrétaire général participera à une réunion au sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, où cette crise sera également au cœur des débats.
Le chef de l’ONU a rappelé que des milliers de personnes ont été tuées – y compris des femmes et des enfants – et des centaines de milliers ont été forcées de quitter leurs foyers dans l’est de la RDC en raison de la recrudescence du conflit.
« Nous constatons également la menace constante d’autres groupes armés, congolais ou étrangers. Tout cela a un coût humain énorme. Nous recevons d’innombrables rapports sur les violations des droits humains, notamment les violences sexuelles et sexistes, le recrutement forcé et l’interruption de l’aide humanitaire vitale », a-t-il ajouté.
Crise humanitaire
Il a noté que la situation humanitaire à Goma et dans ses environs est « périlleuse » : des centaines de milliers de personnes sont en déplacement, et de nombreux sites qui abritaient auparavant des personnes déplacées au nord de la ville ont été pillés, détruits ou…
Auteur: Nations Unies FR

