Au cours de cette période, les données révèlent que les cas de violence sexuelle ont augmenté de plus de deux fois et demie, les enlèvements ont été multipliés par six, les meurtres et les mutilations ont été multipliés par sept et les attaques contre les écoles et les hôpitaux ont été multipliées par 12.
« Nous appelons de toute urgence toutes les parties au conflit à mettre immédiatement un terme à ces violations graves et effroyables contre les enfants », a déclaré Jean François Basse, Représentant par intérim de l’UNICEF en RDC. « Le conflit déchire les familles, entraîne une insécurité généralisée et compromet rapidement les progrès réalisés au cours des dernières années. Les enfants vulnérables, y compris ceux qui vivent dans la rue, nous disent qu’ils ont peur pour leur vie ».
Lors d’une offensive éclair ces dernières semaines dans l’est de la RDC, le groupe armé M23 et ses alliés rwandais ont pris le contrôle de Goma et Bukavu, les chefs-lieux des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les combats ont fait des milliers de morts, selon l’ONU, qui craint un embrasement dans cette région en proie aux conflits depuis plus de trente ans.
Effondrement des services essentiels
L’escalade de la violence dans l’est de la RDC a entraîné l’effondrement des services essentiels. Des milliers d’écoles restent fermées, des enfants ont été séparés de leurs familles et le manque de services de sécurité et de justice – ainsi que les combats, les prisons qui ont été vidées et la disponibilité des armes – exposent particulièrement les enfants.
L’UNICEF est également gravement préoccupé par les informations faisant état de campagnes de recrutement de masse menées par les parties au conflit visant les jeunes, ce qui augmente considérablement le risque d’enlèvement et d’enrôlement d’enfants. La RDC compte déjà l’un des plus grands nombres de cas vérifiés de recrutement…
Auteur: Nations Unies FR

