Macron, c’est le genre de type qui dit aux pauvres qu’ils n’ont qu’à «traverser la rue pour trouver un travail» dans un contexte de crise sociale et économique, mais qui plaint ses ministres en disant que c’est difficile pour eux de retrouver un job.
Mardi 10 juin, le président était invité sur France 2 pour parler d’écologie, et a été interrogé sur le nouveau boulot de Christophe Castaner. Ce dernier, fidèle de Macron, a été ministre de l’Intérieur pendant les Gilets Jaunes et a mené une répression sanguinaire, avant de se recaser dans le secteur privé. Macron a donc été questionné à propos de Castaner : «Qu’est-ce que vous lui dites, il a été un de vos proches, il a même été votre ministre de l’Intérieur […] et il travaille aujourd’hui pour Shein ?»
Plutôt que de répondre sur le fond – Shein, c’est la fast fashion dans ce qu’elle a de pire : hyper consumérisme, pollution maximale, commandes compulsives, usage éphémère, esclavage moderne – Macron s’est fâché tout rouge, accusant l’émission de mettre son ancien ministre «au pilori», estimant que «c’est un peu nul» comme question et qu’il n’aime pas «ces méthodes». Il a même osé affirmer que «pour tous les ministres et parlementaires, c’est très compliqué de retrouver une vie normale pour eux dans leur secteur d’activité». Les pauvres. Après avoir touché des revenus mirobolants, avoir bénéficié de pouvoir, de réseaux et souvent d’avantages à vie, ils seraient en difficulté professionnelle après avoir perdu leur poste ministériel.
Pourtant, le macronisme, c’est le conflit d’intérêt permanent : ses responsables vont du privé au public, de postes de pouvoir au sein de l’appareil d’État à des entreprises capitalistes, mélangeant allègrement les genres. Mc Kinsey, Uber, BlackRock… on ne compte plus les liens entre les membres du gouvernement et des firmes…
Auteur: B

