Dans l’ouvrage L’expulsion de l’autre du philosophe sud-coréen et allemand Byung-Chul Han, la société postmoderne apparaît comme aliénante. De là, sont développées des réflexions philosophiques, critiques des logiques capitalistes, de surconsommation et de mondialisation. Dans cet essai incisif, la pratique de l’écoute d’autrui se dégage comme une voie à suivre.
De l’isolement produit par le néolibéralisme à l’effacement du lien à l’autre, Byung-Chul Han montre comment les logiques économiques façonnent nos existences. Son analyse conduit finalement à une question centrale : quelles conditions rendent encore possible une véritable vie commune ?
Désir de paix
L’une des premières phrases choc de Byung-Chul Han concerne le désir de paix, qui est assez communément partagé : un récent sondage IFOP révèle qu’environ 70% de la population française se positionne en soutien à la participation de leur pays aux opérations de maintien de la Paix avec l’ONU. Un désir pacifique partagé, mais des plans d’actions qui entrent en contradiction.
D’un point de vue de sécurité intérieure, de nombreux pays occidentaux se « protègent » derrière l’OTAN et les politiques interventionnistes des États-Unis, une protection qui à moyen-terme ne fait qu’augmenter les tensions et les risques de conflits généralisés.
Mais la sécurité ne dépend pas uniquement des relations internationales. L’accroissement de la pauvreté, de la précarité, des discriminations ou encore des politiques d’exclusion à l’égard des étrangers alimente également les tensions au sein des sociétés. Loin de favoriser une paix durable, ces dynamiques nourrissent les fractures sociales et créent un terrain propice aux conflits.
Dans ce contexte, renforcer les politiques néolibérales au nom du pragmatisme ou d’une posture…
Auteur: Mr Mondialisation

