Et si le mouvement lycéen faisait gagner la gauche en 2027 ?

Le mouvement lycéen de 2026 est déjà en train de recomposer le paysage politique français. Par son ampleur, par sa trajectoire originale, par la manière dont il vient percuter l’actualité contemporaine de notre pays, il charge forcément notre avenir proche d’espoirs inattendus. Aucun discours décliniste ne tient le choc face à ce mouvement aussi joyeux que réprimé, qui fascine chaque jour davantage par sa production culturelle, son rapport inédit à la politique.

Une mobilisation formée dans les quartiers populaires a fait en une semaine hégémonie dans le champ du mouvement social national.

Parti des établissements populaires de banlieue parisienne, ce mouvement de jeunesse porte la marque des quartiers populaires et de leur aspiration contrariée à la citoyenneté. Martelons cette singularité historique. Dont il faudra tirer les leçons : une mobilisation formée dans les quartiers populaires a fait en une semaine hégémonie dans le champ du mouvement social national. Aujourd’hui, toute personne se trouvant liée de près ou de loin à la gauche et à son histoire, est interpellé par la légitimité de ce mouvement – et par sa protection, au regard de l’agressivité effarante du gouvernement en sa direction.


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La revendication d’égalité est l’étincelle de départ de cette mobilisation, son point de ralliement et de diffusion. En ce sens, comment ne pas voir de continuité entre ce mouvement et celui de la Marche pour légalité et contre le racisme de 1983 ? A l’époque déjà, les initiateurs rappelaient la République à ses devoirs, depuis le point de vue des quartiers populaires et de l’immigration.

Les quartiers populaires, source…

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Auteur: Abdel Yassine