Cet article est publié en partenariat avec la Revue Salamandre.
Aussi loin que remontent ses souvenirs, elle était au contact des oiseaux. Un grand-père naturaliste et scientifique au Muséum d’histoire naturelle de Paris, l’autre homme des bois, contemplatif, des grands-mères qui nourrissaient les mésanges et même les corbeaux mal-aimés. « Mon père m’a fait aimer les poules en me montrant leur côté cocasse et ma mère, artiste, peignait des oiseaux », raconte Élise Rousseau.
Pendant l’échange qu’elle nous accorde au Jardin des plantes de la capitale, en pleine tournée médiatique pour son livre Ornithérapie (éd. Albin Michel, 2025), son regard est sans cesse capté par les perruches à collier et les corneilles. Et même par les pigeons des villes, car cette amoureuse du vivant a une affection particulière pour les animaux qui nous côtoient de près, chevaux et poules en tête. À voir son visage s’illuminer spontanément à la vue du colombidé rondouillard qui marche nonchalamment parmi les touristes, on comprend l’essence même de l’ornithérapie. Les oiseaux sont parmi nous, partout, tout le temps, et les considérer comme une compagnie plaisante, offerte par la nature, confère un bien-être immédiat, gratuit.
« Éclater de rire à la vue du comportement d’un merle, d’un étourneau ou d’une de mes poules me fait réaliser la chance que j’ai de savoir profiter de leur présence », précise-t-elle, avant d’ajouter que la nature joue un rôle essentiel dans l’équilibre de tout son être. Élise Rousseau confie même connaître plusieurs ornithologues qui affirment que les oiseaux leur ont sauvé la vie.
Regarder et pas seulement voir
Bretonne d’origine et aujourd’hui encore habitante du Morbihan, l’écrivaine sait que nombreux sont les gens qui ne décèlent pas l’omniprésence des oiseaux autour d’eux. « Certains les voient, mais très peu les observent et sont conscients de…
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