De la taille d’une grosse cerise, jaune dorée, sucrée, parfumée, la mirabelle est autant une friandise qu’un fruit. Amusante à cuisiner, elle règne dans nos jardins en milieu d’été.
Quelques lignes d’histoire
Les origines de la mirabelle en France dateraient du XVe siècle, lorsque René d’Anjou développa quelques vergers dans le sud de la France, entre Mirabel et Mirabeau. Le fruit, originaire du Caucase, est alors appelé « prune de Mirabeau ». C’est son fils, René II, qui aurait implanté les mirabelliers en Lorraine. La renommée de ce fruit se répand lorsque l’Académie française le fait entrer dans le dictionnaire en 1762.
La culture de la mirabelle se développe autour de Metz et prend de l’ampleur au XIXe siècle lorsque le phylloxéra ravage les vignes que l’on est alors obligé d’arracher. En 1950, la Lorraine compte 26 000 hectares de vergers, mais la production s’essouffle au fil des ans, chassée petit à petit par l’industrie et l’agriculture de masse. Cependant, la mirabelle n’a pas dit son dernier mot. Elle se redresse. C’est la fierté des Lorrains : la « mirabelle de Lorraine », depuis 1995, est une IGP. Indication géographique protégée, couvrant les quatre départements : Vosges, Moselle, Meuse, Meurthe-et-Moselle. Sans oublier le label rouge en 1999. Les productions et les ventes sont au beau fixe.
Quel mirabellier choisir ?
Il existe deux variétés principales de mirabelles, cultivées sous l’appellation mirabelle de Lorraine. La mirabelle de Metz est la plus réputée, avec sa peau fine, jaune orangé teinte de rose. La mirabelle de Nancy est plus grosse que la précédente, bien jaune, avec une peau plus épaisse et donc moins fragile. Comme elle supporte mieux le transport, c’est celle que l’on rencontre le plus souvent dans le commerce.
Les amateurs sont fous de la mirabelle d’Amagney (Doubs) qui fait la renommée de ce village où sa…
Auteur: Noémie Vialard

