États-Unis, Israël : fascismes, stop ou encore

Le résultat des élections israéliennes sera analysé sur Politis.fr ce mercredi 28 après-midi.

C’est déjà ça d’engrangé dans la maigre escarcelle de la démocratie : de haute lutte, le Brésilien Lula, avec près de 52 % des voix, a coiffé au poteau le fasciste Flávio Bolsonaro. Il sera soumis à une rude cohabitation avec un Parlement hostile, mais au moins l’Amérique latine ne sera pas intégralement trumpisée. Le président américain n’a d’ailleurs pas manqué de laisser couler son fiel contre des élections évidemment « truquées ». Si le Brésil est une défaite pour Trump, la Serbie est un échec pour Poutine, dont le candidat autocrate Aleksandar Vučić, au pouvoir depuis quatorze ans, a été nettement devancé par une liste étudiante. Mais deux élections à venir sont attendues bien au-delà des limites des États-Unis et de l’espace Israël-Palestine. Les relations internationales et nos sociétés en subiront les effets, d’un point de vue économique, et peut-être plus encore moral.

Israël et les États-Unis jouent un rôle pilote dans la fascisation du monde.

On sait depuis les années 1930 que le fascisme est une maladie hautement contagieuse. Mussolini, Hitler, le chancelier autrichien Dollfuss, un fasciste antinazi (oui, ça existe !), Franco, Salazar, sans parler des Oustachis croates qui attendaient leur heure dans le giron italien, ont envahi idéologiquement l’Europe en quelques années, avant que les nazis ne l’envahissent militairement. Nous ne sommes plus très loin aujourd’hui de l’invasion idéologique. Certes le bolchévisme n’existe plus, mais la haine des peuples et de leurs revendications sociales est bien là. Israël et les États-Unis jouent un rôle pilote dans la fascisation du monde. La victoire de Netanyahou ou un échec seulement relatif de Trump aux élections de mi-mandat, le 3 novembre, constitueraient un encouragement pour le RN, l’AfD en Allemagne, et Vox qui…

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Auteur: Denis Sieffert