La Cour suprême des États-Unis, composée majoritairement de juge conservateur, a refusé, jeudi 22 mai 2025, d’autoriser une école religieuse à gestion privée qui aurait bénéficié de financements publics. Une décision importante pour le principe de séparation de l’Église et de l’État.
Cette « charter school », école à gestion privée sous contrat à financement public, aurait été la première à être administrée par un culte, en l’occurrence l’Église catholique. La Cour suprême, plus haute instance juridique des États-Unis, également divisée entre quatre voix pour et quatre voix contre, a ainsi confirmé l’interdiction de cet établissement par la justice de l’État d’Oklahoma (sud).
Ce cas de figure s’explique par le fait qu’une des neuf juges de la Cour, la conservatrice Amy Coney Barrett, s’était récusée de ce dossier, vraisemblablement en raison de ses liens avec certains juristes défendant la création d’écoles religieuses sous contrat. Le détail des votes n’est pas précisé dans la décision, mais le président de la Cour, John Roberts, aurait pu joindre sa voix à celles des trois juges progressistes.
Des écoles au cœur des débats dans la société américaine
Lors des débats le vendredi 30 avril, la plupart des cinq magistrats conservateurs s’étaient montrés réceptifs aux arguments des plaignants, soutenus par l’administration Trump. L’affaire est potentiellement lourde de conséquences pour des millions de familles, la quasi-totalité des 50 États américains autorisant les « charter schools ».
Pour la première fois, en 2023, les autorités scolaires de l’Oklahoma, dans le Sud conservateur, ont autorisé une « charter school » administrée par un culte. Cet établissement prodiguant des cours en ligne, baptisé Saint Isidore de Séville, n’a encore jamais fonctionné. La Cour suprême de l’Oklahoma, saisie par le procureur général…
Auteur: La Croix (avec AFP)

