La maison mère de Ticketmaster, Live Nation, a été reconnue responsable mercredi 15 avril de monopole illégal par un jury civil fédéral américain, dans un verdict qui fait planer la menace d’un démantèlement du géant mondial du spectacle vivant et de la billetterie.
Le juge chargé de l’affaire lancée en mai 2024, Arun Subramanian, doit désormais déterminer les mesures à prendre pour casser ce monopole, qui pourrait aller jusqu’à la cession de salles de concerts voire la vente forcée de Ticketmaster. « Pendant trop longtemps, Live Nation et Ticketmaster ont tiré avantage des fans et des artistes en augmentant les prix des billets et en étouffant toute concurrence menaçant leurs positions », s’est félicitée Letitia James, procureure générale de l’État de New York, citée dans un communiqué.
Selon elle, le jury a estimé que les clients avaient été surfacturés de 1,72 dollar (environ 1,50 €) par billet vendu du fait de ce monopole. La période examinée allait de mai 2020 à l’année 2024. Les pénalités (financières et/ou cessions d’actifs) doivent être fixées à l’issue d’un procès distinct devant le magistrat.
Live Nation a rappelé dans un communiqué que plusieurs motions devaient encore être examinées par le juge – qui les avait volontairement repoussées post-verdict du jury – et a indiqué compter faire appel en cas de « décision défavorable » sur ces requêtes. L’entreprise a également précisé que le trop-perçu de 1,72 dollar – montant qu’elle rejette – concernait uniquement 257 salles, représentant 20 % du total de billets vendus, et uniquement des billets vendus à des particuliers, dans certains États, ces cinq dernières années.
Dans ces conditions, elle estime le montant maximal à 150 millions de dollars, qui peut être triplé par le juge. En 2010, Live Nation avait racheté Ticketmaster avec l’aval du ministère de…
Auteur: La Croix (avec AFP)

