Le syndicat des dockers de 14 grands ports de la côte Est des Etats-Unis, qui ont commencé à débrayer tôt mardi après l’échec de négociations de dernière minute, s’est dit prêt à « se battre aussi longtemps que nécessaire ».
« Nous sommes prêts à nous battre aussi longtemps que nécessaire, à rester en grève le temps qu’il faudra, pour obtenir les salaires et protections que nos adhérents méritent », a prévenu dans un communiqué le patron du syndicat ILA, Harold Daggett, à la tête de quelque 85.000 dockers américains.
Les dockers ont commencé à débrayer tôt mardi après l’échec de négociations de denière minute entre leur syndicat et l’Alliance maritime, entamées en mai.
« Tous les ports entre le Maine (nord-est) et le Texas (sud) sont à l’arrêt », a précisé le syndicat ILA dans un communiqué. Les discussions avec l’Alliance maritime des Etats-Unis (USMX), qui représente les employeurs de 36 ports dissiminés entre le Maine et le Texas, sur le Golfe du Mexique et en Floride (sud-est), « sont dans l’impasse », selon l’ILA.
« Au cours des dernières 24 heures, l’USMX et l’ILA ont échangé des contre-offres sur les salaires », selon l’Alliance maritime qui dit avoir « amélioré » sa proposition et demandé une prolongation de l’accord social pour continuer à négocier. Selon une source proche des discussions, la proposition de l’Alliance correspond à celle rejetée lundi matin par le syndicat.
Le syndicat ILA projetait de faire grève dès l’expiration de l’accord social de six ans à 23H59 lundi (03H59 GMT mardi) dans les ports de la côte Est et du golfe du Mexique.
« L’USMX a provoqué cette grève », a déclaré Harold Daggett, dénonçant les « milliards de dollars de bénéfices » engrangés par les ports et les transporteurs maritimes.
L’USMX représente les employeurs de 36 ports disséminés le long des côtes entre le Maine (nord-est) et le Texas…
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Auteur: AFP

