« Les responsables de violations de la loi doivent répondre de leurs actes, et les familles des victimes doivent voir respectés leurs droits à la vérité, à la justice, à des réparations ainsi qu’à des garanties de non-répétition », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme dans un communiqué de presse.
Selon les chiffres communiqués par ICE, 18 personnes sont mortes dans ses centres de rétention au cours des cinq premiers mois de 2026, contre huit sur la même période un an plus tôt. L’agence a ensuite annoncé un décès supplémentaire le 4 juin, portant le bilan provisoire à 19 morts cette année. En 2025, 33 personnes avaient perdu la vie en détention, contre 11 en 2024.
Cette augmentation intervient alors que l’administration américaine poursuit une politique de durcissement de la détention des migrants. Plus de 60 000 personnes sont actuellement retenues dans les centres administrés par ICE, dont la capacité devrait être portée à 90 000 places d’ici à la fin de l’année.
Des décès entourés d’opacité
Au-delà des chiffres, Volker Türk s’inquiète du manque de transparence entourant les décès survenus en détention. Les circonstances de ces morts restent souvent mal documentées, tandis que les familles peinent parfois à savoir où se trouvent leurs proches lorsque ceux-ci sont transférés d’un centre à un autre.
Le haut responsable évoque également des « allégations préoccupantes concernant le recours à la force » dans certains établissements. Cinq des décès officiellement recensés cette année ont été qualifiés de suicides.
L’incertitude prolongée sur le statut migratoire des personnes détenues contribue, selon lui, à une détresse psychologique qui s’ajoute à des conditions de rétention régulièrement dénoncées.
Des « conditions inhumaines »
Le responsable onusien fait état de signalements récurrents de « conditions inhumaines », évoquant des soins…
Auteur: Nations Unies FR

