En matière d’armes nucléaires, la réalité dépassera-t-elle bientôt la fiction ? Vendredi 24 octobre est sorti sur Netflix le film A House of Dynamite de la réalisatrice étasunienne Kathryn Bigelow. À travers une mosaïque de points de vue, ce long-métrage raconte l’attaque imminente des États-Unis par un missile nucléaire de provenance inconnue. « A House of Dynamite est terrifiant, surtout compte tenu de l’imbécile sans scrupules qui occupe désormais la Maison-Blanche… ou ce qu’il en reste », a réagi sur le réseau social X l’auteur étasunien Stephen King.
Hasard du calendrier, le président en question, Donald Trump, a annoncé six jours plus tard, jeudi 30 octobre, vouloir « tester [ses] armes nucléaires ». Il a évoqué des essais « souterrains, en profondeur, où les gens ne savent pas vraiment ce qui se passe ». Objectif, se remettre « sur un pied d’égalité » avec la Russie et la Chine, qui mèneraient des expérimentations « mais n’en [parleraient] pas ».
« Si les États-Unis ou toute autre puissance procèdent à un essai, la Russie en fera de même »
« La Chine respecte son engagement de suspendre les essais nucléaires », a aussitôt démenti Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois. Le Kremlin a lui aussi assuré ne pas avoir procédé à des essais nucléaires depuis plus de trois décennies.
Pourtant, l’escalade verbale s’est poursuivie lors de la réunion du Conseil de sécurité russe mercredi 5 novembre. « Si les États-Unis ou toute autre puissance procèdent à un essai, la Russie en fera de même » et prendra des « mesures de rétorsion appropriées », a menacé Vladimir Poutine.
Le président russe aurait ainsi missionné ses ministres et responsables militaires de « tout mettre en œuvre pour recueillir des informations […] et de présenter des propositions concertées sur le lancement éventuel de travaux…
Auteur: Émilie Massemin

