Donald Trump a annoncé vendredi 6 novembre qu’il nommait « l’un de (ses) plus fidèles conseillers », Stephen Miller, représentant de la droite identitaire, au poste très stratégique de directeur de cabinet de la Maison-Blanche.
Il s’agit du premier grand remaniement au sein de l’exécutif américain après la défaite monumentale enregistrée par le Parti républicain lors des élections de mi-mandat, interprétée comme un rejet en bloc des deux premières années du second mandat Trump.
Le président américain a précisé sur son réseau Truth Social que Stephen Miller, 41 ans, architecte de sa politique anti-immigration agressive, prendrait lundi la place de l’actuelle directrice de cabinet, Susie Wiles, 69 ans, appelée à occuper d’autres fonctions dans l’orbite du milliardaire, hors du gouvernement. « Je veux la remercier, elle a fait un excellent travail », a écrit le républicain de 80 ans.
« Mon engagement ne changera jamais »
« Mon rôle change peut-être mais mon engagement pour le président et sa mission ne changeront jamais », a écrit sur X Susie Wiles, première femme à occuper ce poste. Pilote de la dernière campagne de Donald Trump, elle a été traitée récemment d’un cancer du sein, dont elle a annoncé en septembre être guérie.
Le poste de directeur de cabinet, « chief of staff » en anglais, est peut-être le plus stratégique de l’exécutif américain. Il s’apparente en France à celui de secrétaire général de l’Élysée. Sa fonction consiste à filtrer les informations et les personnes qui ont accès au chef de l’État, tout en huilant au quotidien les rouages de l’action gouvernementale.
Auteur: La Croix (avec AFP)
