Moins de cinq jours après son investiture, Donald Trump est revenu vendredi 24 janvier sur plusieurs mesures de son prédécesseur qui visaient à protéger l’accès à l’avortement. Le nouveau président des États-Unis a notamment réaffirmé la mise en application dans un décret l’amendement dit « Hyde », datant de 1976, qui vise à empêcher l’utilisation de fonds fédéraux pour des interruptions volontaires de grossesse (IVG), sauf dans de rare cas.
Cette politique était déjà en vigueur mais la Maison-Blanche a fait valoir que « l’administration précédente n’a pas tenu compte de cette politique établie et de bon sens ». C’est ainsi que Donald Trump justifie la suppression de deux décrets pris par Joe Biden qui entre autres, facilitaient l’accès à certains moyens contraceptifs – comme la pilule du lendemain – ou encore visait à lutter contre l’utilisation de données personnelles numériques (issues d’applications mobiles, par exemple) pour poursuivre des femmes ayant avorté en justice.
Ces mesures avaient été prises par l’administration démocrate en réponse à l’annulation en 2022 par la Cour Suprême de l’arrêt « Roe vs Wade » sur le droit à l’avortement à l’échelle fédérale. À la suite de cette décision, de nombreux États républicains avaient interdit ou très sévèrement limité le recours à l’IVG. Aujourd’hui, près d’une Américaine sur trois entre 18 et 44 ans vit dans un des États concerné par les restrictions, selon le site Politifact. Donald Trump, qui lors de son premier mandat a nommé trois juges conservateurs à la Cour suprême, se félicite souvent d’avoir contribué à ce revirement.
Aide internationale
La nouvelle administration américaine a aussi acté le retour de la « Mexico City Policy », une politique mise en place sous la présidence Reagan en 1984. Elle supprime les subventions publiques américaines aux organisations qui défendent,…
Auteur: La Croix (avec AFP)

