Il s’est dit profondément préoccupé par le recours croissant à un langage dénigrant et déshumanisant, ainsi que par la diffusion de stéréotypes négatifs et préjudiciables à l’égard des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile.
« Le fait que des responsables politiques et des personnalités publiques influentes au plus haut niveau, en particulier le Président, les dépeignent comme des criminels ou comme un fardeau pourrait inciter à la discrimination raciale et aux crimes de haine », a déclaré le Comité dans un communiqué de presse.
Arrestations massives
Le recours systématique au profilage racial et aux contrôles d’identité arbitraires par les services de l’Immigration et des douanes (ICE) et par les services des douanes et de la protection des frontières (CBP) à l’encontre de personnes d’origine hispanique/latino, africaine ou asiatique a entraîné des arrestations massives de réfugiés, de demandeurs d’asile, de migrants et de personnes perçues comme tels.
Le Comité a également tiré la sonnette d’alarme quant au fait que la vie et l’intégrité physique de ces groupes vulnérables sont mises en péril par l’usage excessif de la force et de la violence de la part des agents des forces de l’ordre lors des opérations liées à l’immigration.
Depuis janvier 2026, au moins huit personnes sont décédées au cours d’opérations menées par ICE ou alors qu’elles étaient placées sous sa garde. Parmi les victimes figuraient notamment des manifestants exerçant leur droit à la liberté de réunion pacifique et d’association, ainsi que des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants en détention.
En outre, le Comité a dénoncé les décisions des autorités américaines d’abroger des directives et des politiques établies de longue date, qui limitaient les opérations de contrôle de l’immigration et les arrestations au sein et à proximité des écoles, des hôpitaux et des institutions religieuses.
Cette mesure, a-t-il…
Auteur: Nations Unies FR

