Etude : l’agriculture intensive vide le monde des insectes


Une nouvelle étude publiée dans le magazine Nature révèle que les régions les plus touchées par les effets cumulés du changement des températures et l’agriculture intensive ont enregistré une perte de 49% des populations d’insectes. Partie intégrante du régime alimentaire de nombreux mammifères et oiseaux, acteurs fondamentaux pour la régénération de la matière organique et indispensables au maintien de la sécurité alimentaire, cette nouvelle étude souligne l’urgence d’atténuer les effets du changement climatique et d’adopter un modèle agricole durable et respectueux de l’environnement pour ralentir cet effondrement de la biodiversité. Zoom sur cette réalité.

Selon des chercheurs du départements des biosciences et du Centre de recherche sur la biodiversité et l’environnement de l’University College London (UCL), les pressions combinées du réchauffement climatique et de l’agriculture intensive ont entrainé un déclin global des populations d’insectes.

« De nombreux insectes semblent être très vulnérables aux pressions humaines, ce qui est préoccupant à mesure que le changement climatique s’aggrave et que les zones agricoles continuent de s’étendre »[1], a notamment déclaré Dr Outhwaite, auteure principale de l’étude.

« Nos résultats soulignent l’urgence d’actions visant à préserver les habitats naturels, à ralentir l’expansion de l’agriculture intensive et à réduire les émissions de CO2 pour atténuer les effets du changement climatique », a-t-elle ajouté.

En effet, la disparition des populations d’insectes pourrait non seulement menacer l’équilibre et la sauvegarde de nos écosystèmes, mais également être gravement préjudiciable à la santé humaine et à la sécurité alimentaire, particulièrement avec la disparition des insectes pollinisateurs.

Les effets des pesticides sont encore plus néfastes qu’on ne le pensait pour les abeilles. – Pixabay

Effondrement des populations d’insectes

Après avoir défini les sites d’agriculture intensive comme étant ceux où la monoculture était appliquée et où des niveaux élevés de pesticides étaient utilisés, les chercheurs ont classé les milliers de zones géographiques analysées par catégories, selon qu’elles avaient été ou non perturbées par le développement de l’agriculture intensive.

Ensuite, en comparant les températures de chaque site, enregistrées entre 1992 et 2012, à une température moyenne de référence enregistrée dans les mêmes régions entre 1901 et 1930, les…

La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: William Druet

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