Alors que s’ouvre un débat sur la stratégie autonome de défense européenne à l’heure de la guerre en Ukraine, et plus largement de la menace Poutine, nous avons sollicité l’avis de cinq hommes et femmes politiques, parmi lesquelles Aurélien Saintoul (député LFI), Ilaria Salis (eurodéputée italienne), Cyrielle Chatelain (présidente du groupe Écologiste et Social à l’Assemblée), Hélène Conway-Mouret (sénatrice PS) et Vincent Boulet (responsable des relations internationales au PCF). Nous leur avons demandé de répondre à la question suivante : que penser d’une défense européenne à l’heure de la montée du fascisme sur le continent et de la progression des pays gouvernés par l’extrême droite dans l’Union européenne ?
Aurélien Saintoul, député LFI, membre de la commission de défense nationale et des forces armées.
« La question de la défense est d’abord une question de souveraineté. La souveraineté étant liée au peuple, il faudrait se demander s’il existe une souveraineté populaire européenne. Bien sûr que non puisqu’il y a plusieurs peuples au sein de notre continent. Donc il y a déjà un problème de principe. Ensuite, il faut aussi se poser les questions concrètes qu’entrainerait cette « défense commune européenne » : Qui pour la commander ? Quels États pourraient décider de l’engager ? Et au service de quels intérêts cette défense commune pourrait être utilisée ?
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Auteur: Politis

