Alors que les deux premiers mois de l’année 2026 ont été les plus meurtriers en mer Méditerranée, la police Norvégienne vient d’arrêter le fondateur de l’association de défense des droits des migrants en Mer Egée, Aegean Boat Report, Tommy Olsen. Il est détenu dans l’attente de son extradition vers la Grèce.
655. C’est le nombre total de personnes disparues ou mortes en mer Méditerranée en janvier et février 2026, un record morbide. Sur la même période, 287 personnes étaient mortes les deux premiers mois de l’année 2025. Le chiffre a plus que doublé en un an. L’organisation Internationale des migrations constitue une base de données depuis 2014 pour que les victimes des politiques mortifères européennes ne sombrent pas dans l’oubli.
Entre le 15 et le 25 janvier 2026, 104 exilés périssaient lors de trois naufrages à quelques encablures de la Tunisie et de la Libye. L’explosion du nombre de morts en Méditerranée s’explique par une répression qui s’est accrue sur les populations qui tentent de rejoindre l’Europe par voie maritime. En effet, des accords entre l’Italie et les autorités Libyennes et Tunisiennes ont été signés afin qu’elles retiennent les migrants sur leurs territoires. Ce qui a pour conséquence directe de pousser les personnes à emprunter des routes plus discrètes mais plus dangereuses et à s’éloigner des points de passage historiques des grandes villes. Les traversées s’allongent et elles sont exposées à des vents et des courants plus violents. Moins visibles et moins contrôlées, ces voies de passage se constituent hors du champ des bateaux de sauvetage, ce qui multiplie le risque d’accidents mortels.
L’explosion du nombre de morts en mer est corrélée à cette pression devenue intenable pour personnes sans-papiers sur le littoral nord Africain.
Tommy Olsen, directeur de l’ONG Aegean Boat Report, a été arrêté le lundi 16 mars en…
Auteur: B

