D’ici la fin du siècle, la chaleur devrait tuer bien plus que le froid en Europe, selon une nouvelle étude britannique publiée le lundi 27 janvier dans la revue Nature Medicine. En l’absence de mesures d’adaptation sérieuses, l’élévation des températures accentuera la vulnérabilité des villes méditerranéennes et d’Europe de l’Est en particulier. Les scientifiques prévoient des taux de mortalité saisissants, loin d’être compensés par la diminution des décès liés aux vagues de froid hivernales à travers le Vieux Continent.
L’élévation des températures pourrait entraîner plus de 2,3 millions de morts supplémentaires dans 854 villes européennes d’ici 2099. Cependant, 70% de ces décès pourraient être évités par la mise en œuvre rapide de mesures d’adaptation. La nouvelle étude publiée dans Nature Medicine fournit pour la première fois une évaluation complète de l’effet net du changement climatique sur la mortalité liée à la température, dans plusieurs scénarios de réchauffement au-dessus des niveaux préindustriels.
Effets de (dés)équilibres
Si la chaleur et le froid sont des facteurs de risque sanitaire reconnus ayant un impact notable sur les taux de mortalité européens, la balance a toutefois tendance à pencher d’un côté : on décompte environ dix décès liés au froid pour chaque décès dû à la chaleur.
En se basant sur ces chiffres, certaines études ont suggéré que la mortalité liée à la température en Europe pourrait globalement diminuer avec le changement climatique, et le réchauffement du thermomètre qui en découle. Un raisonnement repris avec empressement par de nombreux…
Auteur: Mr M.

