Alors que beaucoup s’indignent des scènes d’arrestations, de rafles et de meurtres perpétrés par Ice, la police de l’immigration aux Etats-Unis, l’Union Européenne avance en toute discrétion et organise une politique d’enfermement, de surveillance et de déportation. Le 9 mars, les eurodéputé·es voteront au Parlement européen, sur un projet de règlement visant à durcir les règles d’expulsion de l’Union européenne. Pour dénoncer ce règlement, des militant·es appellent à se rassembler le 25 février, 18h, Place du Luxembourg et une pétition circule (à retrouver en fin d’article).
Publié par la Commission européenne le 11 mars 2025, ce projet de nouveau règlement « Retour » remplacerait la directive 2008/115/CE, déjà largement critiquée par la société civile et qualifiée à l’époque de « directive de la honte ». Présenté précipitamment sous la pression des États membres, il n’a fait l’objet ni d’étude d’impact ni de consultation réelle des organisations de la société civile.
Les organisations, militant.es, ou encore les ONG ont déjà alerté sur les graves conséquences de cette réforme et appellent à son rejet. Celle-ci s’inscrit dans la continuité du Pacte européen sur la migration et l’asile adopté en 2024 et effectif en 2026, qui renforce les logiques racistes de contrôle, de fichage et de surveillance des personnes migrantes, avec des risques accrus de discriminations, d’atteintes à la vie privée et aux libertés fondamentales.
Derrière ces mesures se dessine une politique migratoire profondément raciste, héritière d’un ordre colonial : les personnes originaires des anciens pays colonisateurs circulent librement, tandis que celles des anciens pays colonisés sont contrôlées, fichées, enfermées et déportées. Leurs droits fondamentaux sont bafoués et les politiques d’exclusion sont de plus en plus normalisées, alors même qu’elles se…
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